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jeudi 25 décembre 2014

Les meilleures indications de l’immunothérapie



Les meilleures indications de l’immunothérapie



Les affections répondant le mieux, statistiquement parlant, à l’immunothérapie sont les polyarthrites chroniques évolutives, les spondylarthrites ankylosantes, la rectocolite hémorragique, les infections à virus herpès I, les infections à virus de la mononucléose infectieuse. Les résultats, encore insuffisants, se font de plus en plus prometteurs dans les scléroses en plaques, les hépatites, la sclérodermie, le lupus érythémateux, le psoriasis, le vitiligo, la dermato-myosite, le pemphigus. Mais nous traitons aussi, avec bonheur, l’asthme, l’eczéma atopique, le fibrome utérin, certaines vascularites.
Dr L. H.

Des germes trompeurs



Des germes trompeurs

Il arrive que, pour des raisons de ressemblance partielle entre un germe et des molécules de l’individu codées par son système HLA (notion de mimétisme moléculaire) ou à la suite de l’expression anormale d’une molécule HLA (pour des raisons non encore explicitées), le système immunitaire se retourne contre soi.
Par exemple, dans la spondylarthrite ankylosante, il existe une ressemblance partielle entre la molécule HLA-B27 (le codage HLA-B27 code 98 % des patients atteints de cette forme de rhumatisme, touchant surtout les articulations sacro-iliaques et la colonne) et certaines bactéries. Les plus connues dans cette affection sont les salmonelles, la Klebsiella pneumoniae et la Chlamydia trachomatis. Le patient fabrique alors des anticorps contre ces bactéries, qui détruisent les structures articulaires portant les molécules HLA-B27. Le patient commence alors ses crises articulaires.

Traiter les causes des maladies
Le Dr Jenaer1 travaille, depuis plus de vingt ans, sur le sujet de l’immuno-thérapie à doses infinitésimales. Il a longtemps dirigé l’Ecole royale belge d’homéopathie.
Le Dr Bernard Marichal, lui-même homéopathe, a pris le relais et développe des recherches sur les acides nucléiques spécifiques. Ils ont repris les travaux du Dr Roudier, de Lyon, et ont ajouté, en thérapeutique, un certain nombre de souches, en dilution dynamisation homéopathique.
Je travaille moi-même en relation avec mes amis belges et entreprend une approche étiopathogénique2 de chaque affection où intervient le système immu-nitaire. Je prends connaissance de toute la littérature allopathique classique sur ces sujets dans des revues scientifiques et tente de transposer en thérapeutique ces travaux par des dilutions dynamisations des germes en cause (ou soupçonnés) et des substances immunologiques ou des médiateurs de l’inflammation responsables de ces affections.
L’immunothérapie consiste à traiter les patients avec des dilutions, de type homéopathique, des germes connus pour avoir une ressemblance avec des molécules HLA. Il s’agit alors d’un traitement étiologique, c’est-à-dire qui traite la cause. Cette discipline utilise aussi des dilutions de cytokines. Celles qui sont bénéfiques seront utilisées en basse dilution pour avoir le même effet que leur action physiologique normale. Celles qui sont nocives seront employées en haute dilution pour inhiber leur action. C’est le principe même de l’homéopathie.
L’immunothérapie utilise aussi des substances qui sont soupçonnées entrer dans le mécanisme des maladies auto-immunes. Par exemple, tous les homéopathes ont constaté que le vaccin contre la coqueluche favorisait, chez certains sujets prédisposés, l’apparition de toux (tic coqueluchoïde), pouvant dégénérer en toux asthmatiforme, puis en asthme vrai. Une dilution du vaccin contre la coqueluche se révèle très efficace lorsqu’elle est utilisée à un rythme précis dans ces affections.

Le même vaccin est connu pour provoquer quelquefois des convulsions. Une haute dilution du vaccin permet parfois de réduire, voire de stopper, ces états épileptiques. Ceci est d’ailleurs admis en médecine classique, puisqu’un état épileptique est une contre-indication à la poursuite de ce vaccin chez le nourrisson.
Dans la mesure où le patient n’est pas à un stade d’irréversibilité dans sa pathologie, si l’hypothèse de départ est bonne, la prescription de la souche adéquate doit améliorer, voire guérir, le patient. Or ce phénomène est constaté, quotidiennement, par de nombreux médecins homéopathes. Nous pouvons donc déduire logiquement que le vaccin est bien en cause. C’est ainsi que nous “récupérons”, parfois miraculeusement, des patients suivis par des médecins classiques qui ne comprennent pas l’affection et sont désarmés devant elle.
L’homéopathie et l’immunothérapie apparaissent donc comme la voie royale de traitement de nombreuses maladies invalidantes, plus ou moins incurables en médecine classique.
A l’heure actuelle, l’immunothérapie utilise environ deux cent quarante souches médicamenteuses.
Il faut toujours associer un traitement de fond homéopathique avec l’immunothérapie pour conforter les résultats. De nombreuses affections voient leur récidive se restreindre, petit à petit, sous l’influence du traitement. Souvent le confort du patient est obtenu, et parfois sa guérison.

Quelques affections codées par le système HLA



Quelques affections codées par le système HLA
HLA-B27 : rhumatisme psoriasique
central, spondylarthrite
ankylosante, arthrites
réactionnelles.
HLA-B5 : maladie de Behçet.
HLA-DR1 : polyarthrite.
HLA-DR4 : polyarthrite typique.
HLA-DR2 : sclérose en plaques.
HLA-DR3 : thyroïdite.
HLA-DR7 : rhumatisme psoriasique périphérique.
HLA-CW6 : psoriasis.
HLA-DR3 : diabète insulino-
et DR4 dépendant.
Mais certains HLA codent plusieurs affections auto-immunes ; par exemple, HLA-DR3 code aussi le lupus.
Le patient peut avoir plusieurs affections auto-immunes en même temps ou dans le temps. Par exemple, certaines personnes souffrent de spondylarthrite ankylosante (HLA-B27) et d’arthrite destructrice de hanche (HLA-DR4).
Dr L. H.

Les cytokines et le langage des cellules



Les cytokines et
le langage des cellules



Les cytokines sont des substances protéiques, véritables messagers moléculaires, véhiculant le langage des cellules entre elles, notamment au niveau du système immunitaire. Elles interviennent dans tout processus inflammatoire qu’il soit d’origine infectieuse ou non. Elles sont sécrétées, sous l’influence des bactéries, des virus, par les cellules du système immunitaire que sont les macrophages, les lymphocytes T (responsables de l’immunité cellulaire), les lymphocytes B (responsables de l’immunité humorale, c’est-à-dire des anticorps).
On distingue les interférons (alpha, bêta, gamma), les Colony Stimulating Factors (qui permettent la multiplication de certaines cellules immunitaires : les G-CSF, les G-MCSF, etc.), les facteurs de croissance des cellules épithéliales (EGF), le NGF (facteur de croissance des nerfs) et les interleukines (IL1, IL2 (...) IL15).
Depuis dix ans, ces substances sont de mieux en mieux connues, grâce aux progrès de la biologie moléculaire.
Dr L. H.

Douze codages HLA différents pour chacun d’entre nous



Douze codages HLA différents pour chacun d’entre nous

Le système immunitaire est, au départ, surtout connu par son intervention dans le rejet des greffes d’organes (greffes de foie, de rein, de coeur...). Le sujet possède un codage HLA (Human Leukocyte Antigen ou antigènes des globules blancs humains) ou CMH (complexe majeur d’histocompatibilité). La découverte du système HLA est due au Pr Jean Dausset qui a reçu le prix Nobel de médecine, en 1981, pour ses travaux. Ce système est transmis génétiquement, par l’intermédiaire de codes génétiques portés par le bras court du chromosome n° 6. Le système HLA est transmis pour moitié par la mère et pour moitié par le père.
Il comprend des sites, ou LOC I, codant pour des molécules HLA se divisant en HLA de classe I (HLA-A, B, et C) et en HLA de classe II (HLA-DP, DQ, DR). Chacun reçoit donc en héritage deux codages HLA-A, deux codages HLA-B, deux HLA-C, deux HLA-DP, deux HLA-DQ, deux HLA-DR.
Il n’existe pas, au monde, deux personnes identiques sur le plan de ces douze codages HLA. Dans les greffes d’organes, on tente de trouver les donneurs ayant les codages les plus communs avec ceux du receveur. Le système HLA sert, ici, pour le sujet à reconnaître les structures moléculaires qui lui appartiennent et ainsi à les tolérer, à repérer les structures moléculaires étrangères (ou non soi) et ainsi à les rejeter.
Le système HLA sert aussi à identifier les germes (virus, bactéries) qui ne font pas partie de l’individu et à les faire éliminer par la fabrication d’anticorps contre ces étrangers grâce aux

immunoglobulines. La reconnaissance des intrus se fait par l’intermédiaire des lymphocytes T4 (pour ce qui est du HLA de classe II) et par les lympho-cytes T8 (pour ce qui est du HLA de classe I), selon que le germe est extracellulaire ou intracellulaire.


Les hépatites chroniques traitées par immunothérapie



Les hépatites chroniques traitées par immunothérapie



L’immunologie est la science qui étudie les réactions immunitaires que l’individu développe face à des agressions. A partir de recherches de pointe dans cette discipline, l’auteur a développé une approche immuno-homéopathique qu’il applique dans sa pratique médicale quotidienne. Avec bonheur dans un certain nombre de pathologies que la médecine classique ne sait pas traiter et, notamment, dans les hépatites chroniques.

Face à une infection bactérienne, à une infection virale ou à des allergènes aériens (les pollens…), alimentaires (le lait…) ou à des produits allergisants (le nickel ou les antibiotiques…), des réactions immunitaires de l’individu sont mises en jeu. Les progrès récents de l’immunologie ont montré que le système immunitaire était impliqué dans les réactions inflammatoires quelles qu’elles soient et dans de nombreuses affections dites auto-immunes, maladie où le système immunitaire se retourne contre le patient produisant ainsi des auto-anticorps.
Il existe une centaine de maladies auto-immunes
Ainsi dans le diabète, le patient fabrique des anticorps contre certaines cellules du pancréas produisant l’insuline. Dans le psoriasis, ce sera des anticorps contre sa peau ; dans les thyroïdites, des anticorps contre un récepteur d’une hormone synthétisée par l’hypophyse, la TSH (Thyroid Stimulating Hormone). Dans les polyarthrites, il fabrique des anticorps contre les structures articulaires, notamment la synoviale, et dans la sclérose en plaques, des anticorps contre la myéline (substance qui entoure la gaine des nerfs). Il produit des anticorps contre la muqueuse du côlon dans la rectocolite hémorragique ; contre les cellules endothéliales qui tapissent la paroi interne des vaisseaux, dans les vascularites (par exemple maladie de Horton) ; dans la myasthénie, contre un neuromédiateur, l’acétylcholine (sub-stance qui transmet l’influx nerveux entre la cellule nerveuse et la plaque motrice commandant la contraction musculaire). Dans le rhumatisme articulaire aigu, à la suite d’une infection (type angine), le patient synthétise des anticorps contre des substances articulaires (arthrite), mais aussi contre ses reins (néphrite) et contre les cellules recouvrant les valves cardiaques (endocardite)…
Le rôle majeur des cytokines
Le système immunitaire comprend, schématiquement, l’immunité humorale, c’est-à-dire les anticorps ou immunoglobulines IgM, IgG, IgA (synthétisées par les plasmocytes issus des lymphocytes B), et l’immunité
cellulaire.
L’immunité cellulaire a acquis droit de cité, dans le public, avec les lymphocytes T4 ou lymphocytes T helpers qui sont les cibles du virus HIV dans le sida. En fait, l’immunité cellulaire comporte différents types de cellules : les lymphocytes T4 et les lymphocytes T8. Les lymphocytes T8 se divisent en lymphocytes T8 cytotoxiques, destinés

à détruire les cellules infectées par un virus, par exemple, et les lymphocytes T8 non cytotoxiques, destinés à éviter l’emballement du système immunitaire. Il existe aussi des lymphocytes NK, ou Natural Killers, qui sont des cellules tueuses naturelles. Leur rôle est de détruire les virus, les cellules infectées par un virus et les cellules tumorales.
L’ensemble du système immunitaire transmet ses informations par l’intermédiaire de substances appelées cytokines. La destruction des cellules cibles se fait notamment par le TNF-alpha qui est le facteur de nécrose des tumeurs. Mais cette substance est aussi celle qui détruit la gaine de myéline dans la sclérose en plaques, qui ulcère la paroi intestinale dans la rectocolite hémorragique, qui creuse des géodes dans l’os sous la synoviale des articulations, dans la polyarthrite.
Nous voyons ainsi l’ubiquité, l’universalité, des cytokines et l’importance de leur connaissance dans de nombreuses pathologies.

Qui est enragé ?



Qui est enragé ?

Quel type d’avenir espérons-nous, dans un monde où la liberté est dangereuse où l’animal est associé systématiquement à la maladie et à la mort ?
L’animal accusé d’être pourvoyeur de microbes mortels, et dès lors repoussé hors des frontières hypersécurisées de nos pays “civilisés”, évacué vers un lointain tiers-monde affamé à produire ce que nous gaspillons abondamment, tandis que nous resterons assis devant nos écrans solitaires à contempler le vide terrifiant de nos âmes mutilées.
Ce projet effrayant existe et il porte un nom : mondialisation. Dans un tel monde, nous n’avons aucun avenir si nous consentons à cette discrimination, à ces holocaustes, à cette mise à mort froidement programmée de l’instinct, à cette désertification de nos vies privées de ses racines essentielles.