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vendredi 30 août 2013

Une tumeur mandibulaire chez une enfant de six ans. .



Une tumeur mandibulaire chez 
une enfant de six ans. .




Observation

Il s’agit d’une fillette de six ans et demi, adresse´e aux urgences

pe´diatriques pour une tume´faction jugale gauche e´voluant

depuis quelques jours. Cette patiente ne pre´sente aucun

ante´ce´dent particulier hormis un e´pisode similaire survenu

quelques semaines plus toˆt, spontane´ment re´solutif.

La tume´faction est situe´e en regard de l’angle mandibulaire

gauche, elle est rouge, indure´e mais indolore a` la palpation

(fig 1a). Aucune hypoesthe´sie du V3 n’est note´e. L’e´tat ge´ne´-

ral est conserve´ et l’enfant est apyre´tique. Le reste de

l’examen clinique est sans particularite´. L’examen endobuccal

retrouve une voussure vestibulaire dure en regard de la 36

en cours d’e´ruption (fig 1b).

L’orthopantomogramme re´alise´ aux urgences est sans anomalie.

Une e´chographie est alors demande´e, retrouvant une le´sion

intramandibulaire, d’allure tissulaire, oste´olytique avec rupture

de la corticale externe et extension aux tissus mous. Le

diagnostic e´voque´ en premier lieu est celui d’oste´osarcome

mandibulaire compte tenu du caracte`re agressif de cette

le´sion.

L’enfant est alors hospitalise´e en service d’oncologie pe´diatrique

en vue de comple´ter le bilan radiologique (fig 2) et de

pratiquer une biopsie osseuse sous anesthe´sie ge´ne´rale.

La tomodensitome´trie faciale retrouve une le´sion oste´olytique

arrondie au contact de la face late´rale des racines de la

premie`re molaire (36) en cours d’e´ruption (fig 3a). Cette

le´sion interrompt la corticale externe et s’e´tend effectivement

aux tissus mous adjacents. Par ailleurs, une apposition

pe´rioste´e est constate´e sur le versant externe du corpus,

s’e´tendant de la 32 au germe de la 38. Du coˆte´ oppose´, on




Figure 1. a : tume´faction jugale gauche (fle`che) ; b : aspect endobuccal (fle`che).


Figure 2. PET Scan cranio-facial : a : PET Scan en coupe transversale et en vue frontale montrant une hyperfixation mandibulaire gauche isole´e (fle`ches) ; 
b : PET Scan du massif facial en coupe transversale. Hyperfixation mandibulaire pre´angulaire mandibulaire gauche, a` de´veloppement vestibulaire (fle`che).

Figure 3. Denta-scanner du massif facial passant par la mandibule : 
a : le´sion de la 36 en cours d’e´ruption avec effraction de la corticale 
externe (fle`ches) ; b : le´sion en regard de la 46 incluse (fle`ches).


Figure 4. IRM mandibulaire : le´sions bilate´rales en regard des 36 et 46, 
de´veloppe´es au versant vestibulaire de la mandibule avec interruption 
de la corticale externe a` gauche et extension aux tissus mous (fle`che). 
Rehaussement apre`s injection de gadolinium.


retrouve une le´sion similaire moins e´tendue en regard de la

46 encore incluse (fig 3b).

L’IRM montre de la meˆme fac¸on des le´sions bilate´rales au

contact des dents de six ans. A`

gauche, la le´sion mesure


Figure 5. Aspect perope´ratoire : le´sion kystique au contact de la 36 incluse (fle`che).


3,7 cm de plus grand axe, elle apparaıˆt en signal interme´-

diaire en T1 et T2 et pre´sente un rehaussement franc et

he´te´roge`ne apre`s injection de gadolinium e´voquant un processus

inflammatoire (fig 4).

La biopsie–exe´re`se des le´sions est effectue´e sous anesthe´sie

ge´ne´rale avec conservation des premie`res molaires. A`

l’examen

macroscopique, il s’agit de le´sions tissulaires e´vocatrices

d’un kyste radiculaire. Ces le´sions se de´veloppent a` la

face externe du corpus mandibulaire avec effraction corticale

du coˆte´ gauche et extension de la le´sion aux tissus musculaires

environnants (fig 5).

Quel est votre diagnostic ?

Re´ponse

Le diagnostic retenu est celui de kyste paradentaire inflammatoire

(inflammatory paradental cyst ou IPC) de la premie`re

molaire de´finitive.

Cette le´sion a e´te´ de´crite pour la premie`re fois par Stoneman

et Worth en 1983 [1].

La pre´sentation clinique est simple : une tume´faction jugale

peu ou pas douloureuse.

Histologiquement, la le´sion est identique aux kystes pe´ricoronaires

des troisie`mes molaires et autres kystes radiculaires

[2–5].

Sa spe´cificite´ re´side dans l’aˆge de survenue : cinq a` dix ans et

l’atteinte de la premie`re et plus rarement de la deuxie`me

molaire de´finitives.

Ces kystes surviennent au collet de la dent, contre la face

externe des racines. Le point de de´part, est comme dans les

pe´ricoronarites, un processus inflammatoire dans le sac

pe´ridentaire. Ce phe´nome`ne n’est observe´ qu’au cours de

l’e´ruption des dents, en raison de l’inflammation gingivale et

de la prolife´ration de l’e´pithe´lium crestal observe´es a` ce

moment et responsables de la formation du kyste [4,5].

Le traitement recommande´ par les diffe´rentes e´quipes est

l’e´nucle´ation du kyste avec conservation de la dent incluse

[2–4].

D’apre`s les donne´es de la litte´rature, il n’existerait pas

de re´cidive postope´ratoire des phe´nome`nes inflammatoires

[2–4]. L’e´ruption dentaire se poursuit alors normalement, ce

qui justifie l’inte´reˆt d’un traitement conservateur sur les

dents causales.

Il semblerait par ailleurs que, en l’absence de surinfection,

beaucoup de ces kystes passent inaperc¸us et sont de re´solution

spontane´e.

Dans notre observation, le caracte`re bilate´ral plaidait en

faveur d’une le´sion be´nigne lie´e au de´veloppement, particulie`

rement chez un enfant de six ans. L’oste´osarcome est

facilement e´limine´. En revanche, on aurait e´galement pu

discuter le diagnostic de che´rubinisme qui associe des le´sions

kystiques mandibulaires bilate´rales mais ces le´sions sont

situe´es au niveau des angles mandibulaires et non des dents

en cours d’e´ruption [6].

Conflits d’inte´reˆts

Aucun.

Re´fe´rences

1. Stoneman DW, Worth HM. The mandibular infected buccal

cystmolar area. Dent Radiogr Photogr 1983;56:1–14.

2. Lacaita MG, Capodiferro S, Favia G, Santarelli A, Lo Muzio L.

Infected paradental cysts in children: a clinicopathological study

of 15 cases. Br J Oral Maxillofac Surg 2006;44:112–5.

3. Morimoto Y, Tanaka T, Nishida I, Kito S, Hirashima S, Okabe S,

et al. Inflammatory paradental cyst (IPC) in the mandibular

premolar region in children. Oral Surg Oral Med Oral Pathol

Oral Radiol Endod 2004;97:286–93.

4. Philipsen HP, Reichart PA, Ogawa I, Suey Y, Tanaka T. The

inflammatory paradental cyst: a critical review of 342 cases

from a literature survey including 17 new cases from the

author’s files. J Oral Pathol Med 2004;33:147–55.

5. Shohat I, Buchner A, Taicher S. Mandibular buccal bifurcation

cyst: enucleation without extraction. Int J Oral Maxillofac Surg

2003;32:610–3.

6. Chossegros C, Blanc JL, Cheynet F, Vitton J. Che´rubisme. A`

propos de trois observations familiales. Rev Stomatol Chir

Maxillofac 1990;91:23–32.













jeudi 29 août 2013

Endocardite infectieuse


Endocardite infectieuse
Dr Matta Matta, Pr Jean-Luc Mainardi

L’endocardite infectieuse (EI) est une

maladie infectieuse sévère et létale en

l’absence d’antibiothérapie efficace et

prolongée avec ou sans chirurgie adjuvante.

Elle reste néanmoins une pathologie peu fréquente en France,

avec une incidence de 31 cas/an/million d’habitants. Cette fréquence

est restée stable durant les dernières années malgré une

amélioration de la prise en charge, notamment l’antibioprophylaxie

pour les gestes à risque, car, parallèlement à la disparition

des valvulopathies post-rhumatismales, on note une augmentation

des autres facteurs de risque. Ainsi l’augmentation du nombre

des prothèses valvulaires et des dispositifs intracardiaques, le

vieillissement de la population avec augmentation des valvulopathies

dégénératives, ont contribué à la majoration de la fréquence

de l’endocardite chez des personnes maintenant plus âgées.

Parallèlement à la modification de la population susceptible de

développer une EI, on note également une modification des germes

responsables. Ainsi on assiste à une augmentation de la fréquence

de certains streptocoques commeS. gallolyticus sub spp.gallolyticus

(anciennement appelé S. bovis), actuellement premier germe en

France en termes de fréquence (tableau 1), du staphylocoque,

surtout S. aureus, et à la découverte du rôle joué par les bactéries

intracellulaires telles que Coxiella burnetii et Bartonella spp.

De nouveaux pathogènes,Tropheryma whipplei par exemple, ont

été découverts comme également responsables d’endocardite

grâce à l’utilisation de nouveaux moyens diagnostiques tels que

les outils de biologie moléculaire, en particulier l’amplification et

le séquençage du gène codant pour l’ARN 16S ribosomal.

PHYSIOPATHOLOGIE

Trois étapes interviennent dans le développement de l’EI.

✓ Lors d’une première étape, on assiste à un dépôt de fibrine et

plaquettes sur l’endothélium valvulaire facilité par des lésions

endothéliales préexistantes.


✓ La deuxième étape comprend la greffe des bactéries, à la suite

d’une bactériémie transitoire, favorisée par les adhésines bactériennes,

notamment les MSCRAMMS (pour microbial surface

component reacting with adhesive matrix molecules).

✓ La troisième étape consiste en une survie et une multiplication

des bactéries, malgré les mécanismes de défense de l’hôte, leur

dissémination causant une extension locale de l’infection avec

apparition d’abcès ainsi qu’une insuffisance cardiaque par destruction

valvulaire. De plus, la végétation peut se fragmenter,

responsable d’emboles septiques ou non septiques. Durant cette

étape, on a également un essaimage des bactéries, avec apparitions

de foyers septiques secondaires et un largage d’antigènes avec

apparition de phénomènes de vascularite à la suite de la formation

de complexes immuns circulants.

DIAGNOSTIC

Habituellement, le diagnostic de l’EI reposait sur la persistance

d’hémocultures positives et la présence de lésions histologiques

des valves atteintes. Cependant, en 1994, une nouvelle classification

des endocardites fondée sur des critères cliniques, bactériologiques

et échographiques a été proposée par l’université de Duke. Ces

critères ont été modifiés en 2000 et sont actuellement adaptés

sous le nom de critères de Duke modifiés (encadré). Une endocardite

est dite certaine si on a 2 critères majeurs ; ou 1 critère majeur

et 3 mineurs ; ou 5 critères mineurs. Elle est dite possible si on a

un critère majeur et un critère mineur ou 3 critères mineurs.

Clinique

Bien que l’EI soit une atteinte infectieuse du coeur et plus précisément

de ses valves, elle se manifeste souvent par des signes

cliniques divers et variés nécessitant un examen clinique complet.


✓ Sur le plan général, la prise des constantes vitales doit être

systématique.

✓ Sur le plan cardiologique, il convient de rechercher à l’auscultation

l’apparition d’un nouveau souffle (critère majeur de Duke) et à un

degré moindre une modification d’un souffle connu. La recherche

de signes en faveur d’une insuffisance cardiaque, tels que l’apparition

d’une orthopnée ou d’une turgescence jugulaire, est également

essentielle, car la présence de cette dernière change la prise

en charge thérapeutique.

✓ Sur le plan systémique, il faudra dépister la présence de signes

neurologiques évocateurs d’un accident vasculaire cérébral postembolique

ou hémorragique. La palpation abdominale doit

rechercher une hépatosplénomégalie. L’examen cutané a un intérêt

double : la recherche de signes en faveur de l’EI, et la recherche

d’une porte d’entrée. Parmi les signes cutanés en faveur de l’EI,

on note les faux panaris d’Osler et les taches de Janeway.

✓ Les portes d’entrée à rechercher sont un éventuel foyer dentaire,

des traces d’injection intraveineuse, de furonculose importante,

d’abcès cutanés ou de signes urinaires.

✓ Le reste de l’examen clinique permet par l’examen ophtalmologique

de rechercher une hémorragie sous-conjonctivale, de

rechercher une arthrite ou une spondylodiscite et d’éliminer des

emboles septiques au niveau des membres par une palpation

des pouls périphériques.





vendredi 16 août 2013

Noeuds autobloquants

Noeuds autobloquants

Field knot
Il s’agit d’un noeud autobloquant, dérivé du Roeder knot modifi é par Savoie.
Bien qu’il soit autobloquant, ses concepteurs recommandent de l’assurer par
une série de trois demi-clés.
Réalisation (1) :
1) le brin axial doit être moitié moins long que le brin libre. Réaliser une
boucle à l’envers autour du brin axial ;
2) réaliser un deuxième passage à l’envers autour des deux brins, en laissant
une petite boucle après le premier passage ;
3) réaliser un troisième passage autour des deux brins ;
4) passer ensuite autour du seul brin
axial en s’éloignant de l’articulation ;
5) passer l’extrémité du brin libre
entre le brin axial et la petite boucle
réalisée lors de l’étape 2) ;
6) tendre modérément le noeud, sans
tirer sur le brin axial au risque de voir le

noeud se bloquer prématurément ;
7) pousser ensuite le noeud à l’aide
du pousse-noeud placé sur le brin axial,
tout en tirant sur celui-ci. Lorsque le
noeud est arrivé à quai, le maintenir
en place à l’aide du pousse-noeud, puis
tirer sur le brin libre, tout en gardant la
tension sur le brin axial ;
8) bloquer le noeud par une série
de trois demi-clés alternées : demi-clé
à l’endroit sur le brin axial/inverser les
brins/demi-clé à l’envers sur le nouveau
brin axial/inverser les brins/demi-clé à
l’endroit/past-pointing.

SMC knot
Il s’agit d’un coulissant avec un mécanisme autobloquant. Il est conçu pour
glisser facilement avant de se bloquer, une fois en place. Selon ses concepteurs,
le mécanisme de blocage dispense de la réalisation d’une série de demi-clés de
sécurité : ce noeud est donc de volume modéré.

Réalisation (1) :
1) le brin axial doit être moitié moins long que le brin libre. Tenir les deux
brins entre le pouce et l’index. Faire passer le brin libre en avant du brin axial,
puis en arrière des deux brins ;

2) faire passer le brin libre en avant des deux brins, mais autour du brin axial
uniquement ;

3) faire passer l’extrémité du brin libre sous le brin axial, puis entre les deux
brins, dans l’intervalle situé entre la première et la deuxième boucle ;

4) tendre doucement le noeud en tirant sur les deux brins simultanément.
Si la traction est trop forte sur le brin libre, le noeud risque de se bloquer
prématurément ;

5) en maintenant la pression sur le pousse-noeud et la tension sur le brin
axial, bloquer le noeud en tirant sur le brin libre.

Giant knot

Il s’agit d’une variante autobloquante du Nicky’s knot. Il se bloque en tirant sur
le brin libre, une fois en place.

Réalisation (1) :

1) réaliser les trois premières étapes du Nicky’s knot ;
2) réaliser une quatrième demi-clé à l’envers sur le brin axial en s’éloignant
de l’articulation ;
3) tirer sur le brin axial tout en poussant le noeud avec le pousse-noeud placé
sur le brin axial jusqu’à son emplacement.
4) tendre doucement le noeud en tirant sur les deux brins, puis le placer en
tirant sur le brin axial tout en le poussant à l’aide du pousse-noeud placé sur le
brin axial ;
5) en maintenant la pression sur le pousse-noeud et la tension sur le brin
axial, bloquer le noeud en tirant sur le brin libre.

Weston knot
Initialement utilisé en obstétrique et en chirurgie gynécologique, il a trouvé son
usage en chirurgie orthopédique.
Réalisation (1) :

1) le brin axial est moitié moins long que le brin libre. Réaliser une demi-clé
à l’endroit autour du brin axial. Tenir cette boucle entre le pouce et l’index de
la main non dominante ;


2) faire passer l’extrémité du brin
libre entre le brin libre et le brin axial,

en passant en arrière du brin axial ;
3) enrouler le brin libre autour des
deux brins et faire passer son extrémité
dans la première boucle ;
4) tendre doucement le noeud en
tirant sur les deux brins simultanément.
Si la traction est trop forte sur le
brin libre, le noeud risque de se bloquer
prématurément ;
5) pousser ensuite le noeud à l’aide
du pousse-noeud placé sur le brin axial,
tout en tirant sur celui-ci. Lorsque le
noeud est arrivé à quai, le maintenir
en place à l’aide du pousse-noeud, puis
tirer sur le brin libre, tout en gardant la
tension sur le brin axial.



Nicky’s knot (10)

Nicky’s knot (10)

Il s’agit d’une modifi cation du Taut line hitch.
Réalisation (10) :
1) les deux brins doivent avoir sensiblement la même longueur. Réaliser une
demi-clé à l’envers autour du brin axial ;
2) réaliser une deuxième demi-clé à l’envers sur le brin axial en se rapprochant
de l’articulation ;
3) l’extrémité du brin libre est ramenée en deçà des deux premières et une
troisième demi-clé à l’envers est réalisée sur le brin axial ;
4) tendre doucement le noeud en tirant sur les deux brins, puis le placer en
tirant sur le brin axial tout en le poussant à l’aide du pousse-noeud placé sur le
brin axial ;
5) bloquer le noeud par une série de trois demi-clés alternées : demi-clé à
l’endroit sur le brin axial/inverser les brins/demi-clé à l’envers sur le nouveau
brin axial/inverser les brins/demi-clé à l’endroit/past-pointing.
Taut line hitch modifi é
Réalisation (1) :
1) les deux brins doivent avoir sensiblement la même longueur. Réaliser une
demi-clé à l’envers autour du brin axial ;
2) réaliser une deuxième demi-clé à l’envers sur le brin axial en se rapprochant
de l’articulation ;


3) l’extrémité du brin libre est ramenée en deçà des deux premières et une
troisième demi-clé à l’envers est réalisée sur le brin axial ;
4) réaliser une quatrième demi-clé à l’envers sur le brin axial, située entre la
troisième et les deux premières ;
5) tendre doucement le noeud en tirant sur les deux brins, puis le placer en
tirant sur le brin axial tout en le poussant à l’aide du pousse-noeud placé sur le
brin axial ;
6) bloquer le noeud par une série de trois demi-clés alternées : demi-clé à
l’endroit sur le brin axial/inverser les brins/demi-clé à l’envers sur le nouveau
brin axial/inverser les brins/demi-clé à l’endroit/past-pointing.


Tennessee slider

Tennessee slider
Il s’agit à l’origine d’un noeud de marine.
Réalisation (1) :
1) les deux brins doivent avoir sensiblement la même longueur. Passer le
brin libre au-dessus, puis autour du brin axial ;
2) réaliser une boucle autour du brin axial en se rapprochant de
l’articulation ;
3) passer l’extrémité du brin libre dans la première boucle réalisée ;
4) tendre doucement le noeud en tirant sur les deux brins, puis le placer en
tirant sur le brin axial tout en le poussant à l’aide du pousse-noeud placé sur le
brin axial ;
5) bloquer le noeud par une série de trois demi-clés alternées : demi-clé à
l’endroit sur le brin axial/inverser les brins/demi-clé à l’envers sur le nouveau
brin axial/inverser les brins/demi-clé à l’endroit/past-pointing.
Easy knot
Réalisation (1) :
1) les deux brins doivent avoir sensiblement la même longueur. Réaliser une
demi-clé à l’envers autour du brin axial ;
2) réaliser quatre autres demi-clés identiques en s’éloignant de
l’articulation ;
3) tendre doucement le noeud en tirant sur les deux brins, puis le placer en
tirant sur le brin axial tout en le poussant à l’aide du pousse-noeud placé sur le
brin axial ;
4) inverser les brins, puis réaliser une demi-clé à l’envers sur le nouveau brin
axial ; tirer le noeud dans l’articulation à l’aide du pousse-noeud placé sur le
brin libre et bloquer par past-pointing.
Double-twist knot (9)
Ce noeud requiert deux points de suture. Il peut être utilisé sur une ancre ou
lorsqu’il faut réaliser une suture bord à bord d’une rupture de la coiffe des
rotateurs.



Réalisation (9) :

1) la suture est doublée, les brins sont

passés dans les tissus puis dans la boucle

formée par les brins. Ils sont ensuite

sortis de l’articulation par le biais de la

canule ;

2) chaque brin s’enroule dans le sens


des aiguilles d’une montre, deux fois

autour de lui-même ;

3) le noeud est avancé en tirant doucement

sur chaque brin simultanément ;

4) le pousse-noeud est alternativement

enfi lé sur chaque brin, tandis que

l’autre brin est tiré. ;

5) bloquer le noeud par une série

de trois demi-clés alternées : demi-clé

à l’endroit sur le brin axial/inverser les

brins/demi-clé à l’envers sur le nouveau

brin axial/inverser les brins/demi-clé à

l’endroit/past-pointing.







Duncan loop arthroscopique ou Hangman’s knot

Duncan loop arthroscopique ou Hangman’s knot

Réalisation (1) :
1) le brin axial doit être moitié moins long que le brin libre. Saisir les deux
brins entre le pouce et l’index de la main non dominante, réaliser avec le brin
libre une petite boucle passant au-dessus des brins maintenus l’un contre l’autre,
puis la tenir entre le pouce et l’index ;
2) réaliser quatre boucles successives autour des deux brins en direction de
l’articulation ;
3) passer l’extrémité du brin libre dans la petite boucle réalisée au début de
la manoeuvre ;
4) tirer simultanément sur les deux brins pour serrer le noeud ;
5) faire descendre le noeud en tirant sur le brin axial, tout en poussant le
noeud à l’aide du pousse-noeud enfi lé sur le brin axial ;
6) bloquer le noeud par une série de trois demi-clés alternées : demi-clé à
l’endroit sur le brin axial/inverser les brins/demi-clé à l’envers sur le nouveau
brin axial/inverser les brins/demi-clé à l’endroit/past-pointing.
French knot
Il s’agit d’une modifi cation du Duncan loop.
Réalisation (1) :
1) réaliser les étapes 1), 2) et 3) du Duncan loop arthroscopique ;
2) passer le brin libre dans la boucle formée par le brin libre entre la fi n des
quatre tours et son entrée dans la première petite boucle ;
3) tirer simultanément sur les deux brins pour serrer le noeud ;
4) faire descendre le noeud en tirant sur le brin axial, tout en poussant le
noeud à l’aide du pousse-noeud enfi lé sur le brin axial ;
5) bloquer le noeud par une série de trois demi-clés alternées : demi-clé à
l’endroit sur le brin axial/inverser les brins/demi-clé à l’envers sur le nouveau
brin axial/inverser les brins/demi-clé à l’endroit/past-pointing.
Roeder knot
Il s’agit également d’une variante du Duncan loop. Ce noeud a été décrit en
1918 et était initialement utilisé dans les amygdalectomies. Il est couramment
utilisé en arthroscopie.
Réalisation (1) :
1) le brin axial doit être moitié moins long que le brin libre. Faire tourner le
brin libre autour du brin axial, puis tenir les deux brins entre le pouce et l’index
de la main non dominante ;










2) réaliser une deuxième boucle

autour des deux brins à l’aide du brin

libre ;

3) réaliser une troisième boucle,

uniquement autour du brin axial, et

passer entre les deux brins ;

4) passer l’extrémité du brin libre

entre la deuxième boucle et la troisième

boucle et entre le brin axial et le brin

libre ;

5) tendre doucement le noeud en

tirant sur les deux brins, puis le placer

en tirant sur le brin axial tout en le

poussant à l’aide du pousse-noeud placé

sur le brin axial ;

6) bloquer le noeud par une série

de trois demi-clés alternées : demi-clé

à l’endroit sur le brin axial/inverser les

brins/demi-clé à l’envers sur le nouveau

brin axial/inverser les brins/demi-clé à

l’endroit/past-pointing.

Diverses variantes du Roeder knot ont été décrites : Roeder knot modifi é par

Savoie, Roeder knot modifi é par Lieurance, Roeder knot laparoscopique.

Noeuds non coulissants

Noeuds non coulissants

La plupart des noeuds ont un nom anglo-saxon, et seront cités comme tels.
Square knot
C’est un noeud diffi cile à réaliser, peu usité. Si la tension est mal appliquée, de
façon non symétrique, il risque de se transformer en deux demi-clés non identiques,
à la mauvaise tenue mécanique (2).
Réalisation (2) :
1) réaliser une demi-clé à l’envers autour du brin axial ;
2) enfi ler le pousse-noeud sur le brin libre et tirer le noeud jusqu’à son
emplacement ;
3) réaliser une demi-clé à l’endroit autour du brin axial ;
4) enfi ler le pousse-noeud sur le brin libre et apposer doucement la seconde
demi-clé sur la première ;
5) placer le pousse-noeud sur le brin axial, et réaliser le past-pointing en
gardant les deux brins parallèles. Appliquer une tension identique sur chaque
brin.
On peut alors ajouter une autre demi-clé si nécessaire.
Revo knot
Il s’agit d’une série de demi-clés réalisées en alternant le brin axial. Diverses
modifi cations du Revo knot original ont été décrites, comme le Snyder’s knot.
Est décrite ici la version modifi ée du Revo Knot original habituellement réalisée,
car la plus sûre parmi les noeuds réalisés par succession de demi-clés.
Réalisation (2) :
1) réaliser successivement deux demi-clés à l’endroit sur le même brin axial ;
le premier est tiré jusqu’à son emplacement à l’aide du pousse-noeud enfi lé sur
le brin libre et le second est bloqué par post-pointing ;
2) réaliser une demi-clé à l’envers sur le même brin axial et appliquer le
post-pointing ;
3) inverser les deux brins, réaliser une demi-clé à l’endroit et la bloquer par
post-pointing ;
4) inverser à nouveau les brins axial et libre, réaliser une demi-clé à l’envers
et bloquer.
Noeuds coulissants
Duncan loop
Ce noeud a d’abord été décrit dans la presse spécialisée de la pêche et été adapté
à la pratique arthroscopique.


Fishing Duncan loop
Réalisation (1) :

1) le brin axial doit être moitié moins

long que le brin libre. Saisir les deux
brins entre le pouce et l’index de la main
non dominante, puis réaliser avec le brin
libre une large boucle passant au-dessus
des brins maintenus l’un contre l’autre ;
2) entourer avec le brin libre les brins
maintenus l’un contre l’autre et faire
sortir l’extrémité du brin libre au centre
de la boucle décrite par le brin libre ;
3) réaliser cinq fois supplémentaires
la même manoeuvre ;
4) tirer sur les deux brins simultanément
pour serrer le noeud ;
5) faire descendre le noeud en tirant
sur le brin axial, tout en poussant le
noeud à l’aide du pousse-noeud enfi lé
sur le brin axial ;

6) bloquer le noeud par une série de trois demi-clés alternées : demi-clé à
l’endroit sur le brin axial/inverser les brins/demi-clé à l’envers sur le nouveau
brin axial/inverser les brins/demi-clé à l’endroit/past-pointing.