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dimanche 6 octobre 2013

Place des cancers en médecine



Place des cancers en médecine


La cancérologie est relativement épargnée par ce biais dans la mesure où les

cancers sont des maladies sérieuses, nécessitant presque toutes une hospitalisation,

la plupart adressées en hôpital universitaire ou centre anticancéreux équivalent.

Les cancers qu’on y voit ne sont pas très diff érents de ceux que l’on voit

ailleurs. Cependant, les malades qui y sont hospitalisés ou y viennent en consultation

ne s’y présentent pas de la même manière qu’à leur médecin de famille

ou au cabinet d’un spécialiste. Il y a également une grande diff érence entre les

malades hébergés à l’occasion d’un bilan, d’une intervention lourde ou pour des

soins complexes, et ceux vus en consultation pour un traitement ambulatoire ou

une surveillance systématique après qu’ils ont récupéré une bonne santé.

Les soignants doivent retenir qu’à côté du cancer et d’une part de vie

malade qui motive leurs interventions, les patients conservent une part de vie

saine, l’une s’équilibrant plus ou moins avec l’autre. Professionnels de santé

est une dénomination récente qui signifi e bien la prépondérance de la santé

sur la maladie. Ils doivent s’intéresser à la vie normale des patients, pour ne

pas la déranger abusivement, pour la conserver ou la rendre aussi normale

que possible. De plus, la majorité des malades atteints de cancers sont âgés

et présentent souvent d’autres atteintes pathologiques, des « comorbidités »

dont le retentissement et le traitement interfèrent plus ou moins avec ceux de

la tumeur maligne. Oncogériatrie est presque un pléonasme. Quel qu’il soit, le

médecin ne peut s’adresser au cancer en oubliant le reste. Il doit considérer

la personne malade dans sa globalité, avec l’ensemble de ses atteintes pathologiques

comme avec l’ensemble de ses désordres psychologiques et sociaux

éventuels. Cela explique qu’on ait individualisé un temps une médecine interne

cancérologique et que dans beaucoup de pays la cancérologie est une spécialité

dérivée de la médecine interne. Elle échappe aux classifi cations des spécialités

centrées sur un appareil anatomique ou sur une technique.

La cancérologie déborde d’une autre manière l’approche des maladies

cancéreuses : elle s’intéresse également à des patients qui n’ont pas ou plus de

cancer. Les uns y sont exposés – et peuvent justifi er prévention et dépistage –

ou sont cancérophobes. D’autres n’ont plus de cancer mais doivent bénéfi cier

d’une réadaptation ou d’une surveillance dont les éléments sont multiples.

C’est dire qu’elle concerne pratiquement tout médecin, à un moment ou à un

autre, de même que bien d’autres professionnels, comme les infi rmières, kinéhttp

sithérapeutes, diététiciennes, dentistes, travailleurs sociaux. Les uns et les autres

sont couramment interpellés, même en dehors de leur activité professionnelle,

à propos de ce « fl éau » auquel personne n’est indiff érent.

Elle les met à contribution en sollicitant leur technique, mais aussi par une

« rencontre singulière » où la communication joue un rôle capital. Il n’est pas

facile d’échanger avec une personne qui se croit ou que l’on dit abusivement

« condamnée ». La relation humaine, le contact clinique que les progrès techniques

risquent de faire délaisser, restent fondamentaux, irremplaçables.

Le saviez-vous ?... Le SIDA...


Le saviez-vous ?... Le SIDA...



SVT : immunologie ( TS chap 3 )


SVT : immunologie ( TS chap 3 )








Première Partie - Le système immunitaire


Première Partie - Le système immunitaire



La cancérologie du futur



La cancérologie du futur



La cancérologie en médecine



La cancérologie en médecine


La position d’un professionnel de santé vis-à-vis des tumeurs malignes n’est

ni simple, ni facile. Son rôle pour un meilleur contrôle des cancers est multiple,

d’importance variable selon les cas. Il est toujours important vis-à-vis d’un

patient redoutant ou ayant une telle maladie. Le fl ou ou les faux-semblants qui

ont longtemps prévalu laissent la place à des relations plus authentiques. Elles

s’inscrivent dans une réalité mieux éclairée et permettent à chacun d’assurer ses

responsabilités. La diversité des cancers, celle des interventions qu’appelle la prise

en charge d’un malade, celle enfi n des soignants et de leurs aptitudes créent un

tableau riche qu’il faut essayer de détailler. Ces connaissances doivent préserver

de simplifi cations abusives et délétères qui empoisonnent les relations des sujets

qui en sont touchés.

Quels que soient ses avantages, le modèle hospitalo-universitaire, institué en

France fi n 1958, a des limites pour la formation des futurs médecins et autres

soignants. Fréquentant principalement les services où les malades sont hospitalisés,

à un moindre degré les consultations hospitalières, les étudiants y voient

des malades triés. Ces malades ne représentent qu’une part infi me des patients

que la plupart d’entre eux rencontreront dans leur pratique courante, qu’ils

soient médecins généralistes ou spécialistes.

Au cours de la dernière décennie, le comportement des individus lors d’un

ennui de santé a été évalué aux États-Unis. Sur 1 000 adultes observés pendant

une période d’un mois, un peu plus des trois quarts présentent une blessure ou

un trouble, le plus souvent bénins, qui leur font envisager de voir un médecin

dans moins de la moitié des cas. En fait, moins de 250 personnes vont aller

consulter un praticien, lequel demande, une fois sur quatre, des examens ou une

consultation complémentaires. Moins de dix patients seront hospitalisés, dont

un en centre hospitalier universitaire. Ainsi, à peine un trouble de santé sur trois

oblige à aller voir un praticien et les patients vus en hôpital universitaire par les

étudiants en formation correspondent à seulement une sur 250 consultations

courantes. En Europe, des estimations de l’Organisation mondiale de la santé

(OMS) accentuent encore ces proportions : sur 1 000 troubles de santé, 900 se

traitent dans le milieu familial, 90 font appel à un professionnel de premier

recours, 9 à un hôpital et 1 à l’hôpital universitaire.

Autrement dit, les futurs soignants sont formés au contact de malades qui

ne sont pas du tout représentatifs de ceux qu’ils verront plus tard. Le malade

hospitalisé pose un problème diagnostique diffi cile, présente une situation

grave ou demande une technique thérapeutique spécialisée. Si l’on n’y prend

garde, on prépare les étudiants à une guerre atomique contre une armada alors

qu’ils vont devoir aff ronter des guérilleros, éventuellement au corps à corps.







L’encéphale



L’encéphale







Vues de l’encéphale :
A.Vue latérale droite
(Une partie de l’arachnoïde, celle recouvrant le cerveau, a été conservée.)



B.Vue inférieure

(Une partie de l’arachnoïde, celle recouvrant le cervelet, a été conservée.)

Noter sur A :

• la position du cervelet au-dessous du tiers postérieur du

cerveau ;

• les 3 courbures rostrales, convexes en avant et en « marche

d’escalier » qui vont épouser les concavités antérieures

des 3 fosses crâniennes :

– pôle frontal (pôF) pour la fosse crânienne antérieure ;

– pôle temporal (pôT) pour la fosse crânienne moyenne ;

– cervelet + tronc cérébral (TC) pour la fosse crânienne

postérieure.

Noter sur B :

• l’ensemble cervelet-tronc cérébral qui se présente comme

une masse sphérique, cunéiforme vers l’avant, dont le coin

antérieur semble refouler, latéralement, les lobes temporaux du cerveau ;

• l’aspect de tige encéphalique que présente la moelle allongée (Ma) du tronc cérébral.